Tariz Sijilmassi, Président du Directoire, Crédit Agricole du Maroc

Tariz Sijilmassi, Président du Directoire, Crédit Agricole du Maroc

Le Crédit Agricole est une référence majeure en matière de financement notamment dans le secteur agricole. Quels sont les priorités et les secteurs de financement ? Et comment le Crédit Agricole a appuyé le Plan Maroc Vert ? 

M. Sijlmassi : Si le Crédit Agricole est effectivement une banque universelle qui participe au financement d’activités diverses, il reste très orienté vers les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, et fait du financement des zones rurales une de ses priorités absolues. En ce qui concerne l’agrobusiness, nous participons autant au financement de la grande, moyenne et petite agriculture qu’au financement des industries de transformation et des activités alimentaires, qu’il s’agisse de la commercialisation, du stockage, etc. Le Crédit Agricole applique donc une logique de financement à plusieurs niveaux, et ce faisant, il accompagne avec précision toutes les étapes du Plan Maroc Vert et de sa logique qui prend en compte toutes les phases du secteur agricole allant de la production à la commercialisation.

Pouvez-vous apporter des précisions sur les différents niveaux dont vous faites mention?  

Le premier niveau est celui des filières. Nous avons adopté pour nos financements une logique « filières » puisque nous sommes présents dans toutes les filières du secteur agricole marocain, qu’il s’agisse des plus importantes comme les filières céréalière, oléagineuse, sucrière, laitière, des viandes blanches et viandes rouges, que de celles qui sont plutôt considérées comme des niches à l’instar, par exemple, de la filière des produits bio, des produits du terroir où encore des sous-filières comme celles de l’argan ou du safran. Par le biais du « pack filière », le Crédit Agricole finance l’agriculture tant en amont qu’en aval depuis les besoins de l’agriculteur jusqu’à la commercialisation des produits.

Le deuxième niveau relève d’une logique régionale. Ce niveau est basé sur l’un des principes directeurs du Plan Maroc Vert, qui, en plus du développement des « filières », privilégie le développement de plans verts régionaux. Pour la mise en œuvre concrète de cette logique, nous nous appuyons sur notre réseau d’agences bancaires dont 60% des succursales sont implantées en milieu rural contrairement aux banques traditionnelles marocaines implantées essentiellement en milieu urbain. Ceci témoigne de notre forte implantation au niveau régional et de notre présence effective dans les régions et les petites villes du milieu rural concernées par les lignes directrices du Plan Maroc Vert régional.

Le troisième niveau relève du « grand business ». Nous accompagnons le développement du pilier I du Plan Maroc Vert qui consiste à favoriser l’émergence de grands groupes agricoles et industriels lesquels représentent aujourd’hui les vrais stimulateurs de l’agroalimentaire. Nous encourageons ainsi la création de grands conglomérats dotés d’une capacité à développer différents domaines dans le secteur agricole.

Le dernier et quatrième niveau répond à une logique d’économie solidaire, qui constitue un aspect clé du pilier II du Plan Maroc Vert. Nous sommes très engagés dans le financement de l’agriculture solidaire. A ce niveau, nous appliquons une approche très spécifique, avec des produits spécifiques.

Parmi ces 4 niveaux d’intervention, quelles sont vos priorités de financement ?

Le Crédit Agricole s’est fortement impliqué dans la mise en place des 2 piliers du Plan Maroc Vert ainsi que sur les 4 niveaux que je viens de décrire. Les critères d’évaluation diffèrent en fonction des angles d’approche. Pour le grand business, le critère d’évaluation se situe autour du montant des crédits qui seront alloués. En revanche, pour l’agriculture solidaire, le critère principal ne se situera plus autour du montant des crédits, mais autour du nombre de bénéficiaires. Nous développons toutes ces activités en parallèle. Nous voulons octroyer un maximum de crédits tout en touchant un maximum de clients. Pour donner un exemple chiffré, de 2008 jusqu’à fin 2013, nous avons participé au Plan Maroc Vert, en octroyant une enveloppe globale de 20 milliards de dirhams, enveloppe qui atteint les 24 milliards de dirhams aujourd’hui. Nous sommes, il est important de le souligner, le financier de référence dans le domaine agricole. A ce titre, une nouvelle enveloppe de 25 milliards de dirhams a été mise à disposition en 2014.

Le Plan Maroc Vert est perçu comme un véritable succès par beaucoup d’acteurs différents. Or il y aurait quelques points faibles notamment sur les parties marketing et commercialisation. Quel est votre avis sur ce volet controversé du plan?

Il y a quelques années, il était reproché à l’agriculture marocaine son manque de productivité ; le problème de la commercialisation ne se posait même pas. J’entends effectivement souvent cette réflexion mais nous ne pouvons pas reprocher au Plan Maroc Vert d’avoir permis la croissance agricole puisqu’il a généré une augmentation effective des rendements. Il est cependant vrai qu’un nouveau problème s’est posé concernant l’écoulement de cette production, ce à quoi le Plan Maroc Vert prévoit justement, de remédier dans sa deuxième phase d’exécution avec, entre autres, l’implication d’acteurs privés. Le Plan Maroc Vert est un plan public. Si l’Etat ne peut se substituer au privé pour commercialiser des produits, il peut, par contre, faciliter son action. C’est bien dans cette logique que s’inscrit le Plan Maroc Vert ainsi que les directives du Ministère du Commerce et de l’Industrie. Il est important que les industries privées, en coopération avec l’Etat, prennent le relais pour l’exportation, les deux devant travailler de concert. En tant que banque, nous sommes tout à fait disposés à financer toutes les industries marocaines, qu’elles soient à vocation locale ou exportatrice, notre préoccupation étant de régler la problématique de l’écoulement. Maintenant, tous les acteurs impliqués (ministères, organisations professionnelles, banques) ont pris conscience d’un nouvel enjeu, à savoir la nécessité d’améliorer l’image de marque et le label des produits marocains. Le Maroc vend des produits de très bonne qualité, qu’il s’agisse des légumes ou des fruits mais nous subissons une forte concurrence de l’Espagne. Nos produits étant de qualité identique, il faut travailler la complémentarité à travers le label « Maroc » afin qu’ils soient reconnus et que nous puissions les écouler plus facilement. L’huile d’olive est un bon exemple. Grâce au Plan Maroc Vert, la superficie des oliveraies est passée de 600 000 à plus d’1 million d’hectares. Par ailleurs, la qualité produite d’huile de table ou d’huile pressée s’est nettement améliorée, grâce à la politique menée de renouvellement des arbres. Aujourd’hui, le grand défi pour le Maroc repose sur l’obtention d’un label de qualité pour son huile d’olive pour pouvoir ainsi concurrencer sur les marchés mondiaux les grandes huiles produites par les autres pays du bassin méditerranéen, notamment l’Espagne et l’Italie. Cet objectif doit être relevé par les grands producteurs d’huile marocaine avec l’aide et le soutien de l’Etat, et tous les professionnels de ce secteur. En tant que banquier, notre rôle est d’aider tous ces fabricants à suivre cette direction par un soutien financier et une mise à disposition de notre expertise.

Vous êtes une banque clé dans l’échiquier financier marocain. Quelle est votre sentiment à l’égard de la solidité du système du secteur financier marocain ?

Il faut tout d’abord faire remarquer que le système bancaire marocain a été très résilient pendant cette crise grâce à plusieurs facteurs : premièrement, la santé intrinsèque des banques marocaines ; deuxièmement, l’action extrêmement vigilante et rigoureuse de la Banque Centrale Marocaine (Al Maghrib) ; troisièmement, une orientation appropriée des fondamentaux de l’économie marocaine. D’ailleurs, il est important de noter que pas une seule banque marocaine n’a été affectée par cette crise mondiale qui a pourtant failli emporter des banques internationales de grand renom.

Cette solidité aurait été d’après vous l’aspect critique dans le développement phénoménal du secteur bancaire marocain en Afrique de l’ouest et centrale?

Le secteur bancaire marocain a fait preuve ces dernières années d’un très grand dynamisme : trois grandes banques marocaines se sont implantées dans les pays d’Afrique sub-saharienne. Elles sont devenues les principales banques dans beaucoup de ces pays. La banque que je représente n’investit pas en Afrique sub-saharienne, en tout cas pas directement, mais nous sommes approchés par les banques agricoles de ces pays pour adapter notre modèle de développement chez eux en tenant compte de leurs propres contingences.

Parlons de croissance économique. Est-ce que la politique monétaire de la Banque Al-Maghrib est en train de jouer un rôle important afin de faciliter l’accès au crédit pour stimuler l’économie, en l’occurrence des PME/TPME ?

Comme je l’ai dit précédemment, le système bancaire marocain bénéficie d’une très forte résilience, donc d’une très forte capacité de résistance à la crise. Effectivement, la Banque Centrale a joué un rôle primordial pour faciliter l’accès aux liquidités, aussi bien par la baisse de la réserve monétaire à 2 % que par la mise à disposition de toutes les liquidités dont nous avions besoin à un moment donné. Les banques marocaines n’ont jamais souffert de « credit crunch » ou d’incapacité à financer. Le problème est venu plutôt d’un certain tassement de la demande de crédits que d’un tarissement de l’offre.

L’économie réelle…

En ce qui nous concerne, l’économie réelle c’est tout ce qui ressort des domaines de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’industrie et la banque de détail pour les particuliers, etc… J’y intègre également toutes les activités découlant de la nouvelle politique sociale du Maroc comme l’immobilier social pour les couches populaires et défavorisées.

Cela fait partie de l’économie solidaire?

L’immobilier social relève plutôt de l’activité classique. En revanche, dans l’économie solidaire, il est important de participer à d’autres formes de soutien à l’immobilier, je pense à des produits particuliers comme le FOGARIM. Ce sont des crédits destinés aux personnes qui n’ont pas  de revenus réguliers. Nous proposons des formules extrêmement intéressantes. Les banques participent à cet effort là pour lutter contre l’habitat insalubre, en permettant à ceux qui habitent dans les bidonvilles d’accéder à un logement digne et honorable. Mais pour mieux répondre à votre question, aujourd’hui, la vraie problématique ne réside plus dans la production mais dans la distribution et la commercialisation des produits. Aujourd’hui, notre responsabilité en tant que banque est de garantir des activités industrielles suffisantes pour assurer la création d’emplois. Mais en tout honnêteté, pour s’assurer d’une croissance pérenne, le Maroc et tous les acteurs économiques (le système bancaire et financier, le gouvernement, les partenaires privés..) ont pour impératif d’améliorer la compétitivité générale du pays pour que les industries marocaines puissent continuer de se développer et avoir leur place dans le monde. C’est un problème qui est bien connu en Europe.

L’Europe avec l’euro fît un transfert de souveraineté historique. Ici au Maroc, il y a une Banque Centrale qui est encore marocaine avec une politique financière propre. Pensez-vous que cela joue un rôle important pour mieux réguler l’économie?

Je pense que ces deux aspects ne sont pas incompatibles. Il est vrai que notre banque centrale joue un rôle déterminant. Elle travaille main dans la main avec le gouvernement et mène à tout moment la politique qu’elle considère la plus adéquate pour l’ensemble de l’économie marocaine. Or, je veux penser et il me semble que la Banque Centrale Européenne applique une politique qu’elle considère bonne pour l’Europe. Quant au transfert de souveraineté dont vous faites mention, cela me semble-t-il a été décidé par les urnes lors du vote pour le Traité de Maastricht. C’est la démocratie qui a parlé, et ces transferts ne devraient pas être en contradiction avec la croissance économique d’un espace économique comme l’Europe.

Le secteur agricole marocain a fait des progrès inimaginables, entre autre grâce au plan Maroc Vert, cependant les relations avec le plus grand client du Maroc, l’UE, souffrent de hauts et de bas. Quel est votre vision ?    

A mon avis, il est important de retenir certaines leçons. Aujourd’hui, quand on regarde l’Europe et le Maroc, il y a deux leçons essentielles à retenir : premièrement, la rigueur budgétaire, l’intégrité et la transparence des chiffres sont essentielles afin d’éviter un nouveau réveil brutal. Nous l’avons vu dans un certain nombre de pays, et il est extrêmement important qu’il y ait une analyse froide et sans complaisance de ce qui se passe dans notre pays. Ce à quoi s’emploie aujourd’hui le gouvernement marocain et la banque centrale marocaine. La deuxième leçon à retenir, c’est qu’il n’y a pas de politique d’austérité durable qui soit bonne pour l’évolution d’un pays. On peut pratiquer l’austérité quelques mois, un ou deux ans, mais au-delà, le coût social est trop élevé et s’avère contre-productif pour l’ensemble de l’économie.

C’est ce que nous avons observé en Espagne, en Grèce, ou en Italie. Trop d’austérité tue la croissance économique et, sans croissance, l’économie se détruit. Par conséquent, il faut toujours se méfier des solutions trop théoriques qui, une fois appliquées aux êtres humains, mènent à une impasse.

L’économie est faite à l’échelle et à la mesure des êtres humains…

Certes, et il ne faut pas oublier que la majorité de la population est composée de salariés qui paient leurs impôts régulièrement mais qui finissent par devoir assumer les erreurs ou le mauvaises pratiques de quelques décideurs. L’austérité budgétaire est nécessaire pour rationnaliser les dépenses de l’Etat mais elle ne peut pas se faire au détriment du citoyen en réduisant son salaire, sa retraite, ses droits pour maintenir des équilibres d’une manière artificielle. Cela n’est pas viable. Dans ce sens, il est important de mettre l’accent sur le grand tournant et la grande prise de conscience à l’égard du social que vit le Maroc aujourd’hui. Je peux vous confirmer cela en tant que banquier, et acteur engagé dans les aspects sociaux. Au Crédit Agricole, nous préserverons les financements dédiés aux petits agriculteurs, même lorsque ces financements ne bénéficient pas d’une rentabilité immédiate et visible. Mais, nous estimons que le financement de l’agriculture solidaire, le maintien des équilibres en milieu rural, et le financement du petit agriculteur fait partie de notre mission de service public, de notre « adn ».

En somme, toutes ces politiques menées par le gouvernement au Maroc notamment celle de la Banque Centrale permettent aux banques d’alimenter l’économie réelle. Quelles sont les perspectives pour l’année prochaine à l’égard d’une augmentation des crédits de la part du Crédit Agricole ?

Dans ce sens, je vous confirme que le Crédit Agricole n’a souffert à aucun moment de problèmes de liquidités, résultant du bon comportement du marché et du bon soutien des pouvoirs publics. Nous pouvons faire face aisément à nos obligations et honnêtement, nous n’anticipons pas d’avoir des problèmes de liquidités. Nous soutiendrons donc l’économie de manière exemplaire sans oublier notre rôle et notre responsabilité sociale dans le financement du petit agriculteur marocain. C’est essentiel pour nous. Les agences de rating prévoient une croissance de plus de 4%. Je ne vois pas de raisons pour que cette perspective ne se matérialise pas. Cela dépendra en partie de la pluviométrie, élément très important au Maroc.

Important serait de souligner que grâce au Plan Maroc Vert, le Maroc qui dépendait cruellement dans le passé de la pluviométrie en dépend moins maintenant…

Oui, le Maroc est moins dépendant qu’avant de la pluviométrie. Je vais vous donner un indicateur très simple. Cela fait plus de onze que je dirige cette banque. Si vous regardez les indices de production céréalière annuelle, la moyenne actuelle représentait une très bonne récolte il y a 10 ans. Il y a encore quelques années, elle ne représentait que 30 millions de quintaux. L’année dernière nous étions aux alentours de 68 millions de quintaux, alors que l’année était considérée comme très moyenne. C’est pour vous dire que la productivité a augmenté de façon significative. Le rendement, l’extension des périmètres irrigués, l’amélioration des semences, l’accroissement des superficies cultivées, le progrès des techniques de cultures ont permis d’augmenter les taux de production et de se défaire de la dépendance envers la pluviométrie.

Une année moyenne aujourd’hui est nettement meilleure qu’une bonne année il y a 15 ans ?

Absolument. Il y a 15 ans, une production de 60-70 millions de quintaux était considérée comme une excellente année. Ce qui était une bonne année il y a 10 ans est devenu une année moyenne de nos jours. Aujourd’hui, quand l’année enregistre 70 millions, elle est jugée être moyenne, alors qu’une bonne année se situe entre 90 et 100 millions de quintaux. Il y a eu une translation qualitative, que ce soit dans la céréaliculture, ou dans les autres cultures comme l’huile d’olive, l’orange, etc. Tout cela pour vous dire qu’effectivement pour atteindre nos objectifs de croissance, nous avons, certes, besoin d’une bonne pluviométrie, mais que son impact est aujourd’hui beaucoup moins fort qu’il ne l’était par le passé. Cela est déjà une réalité au Maroc.

Les investissements étrangers directs sont une clé pour la croissance. Est-ce que le Crédit Agricole constitue une référence pour les investisseurs étrangers au Maroc?

Le Crédit Agricole est multi-secteur. Par contre, en matière d’accueil d’investisseurs étrangers, nous nous cantonnons à la partie agricole et à l’agrobusiness qui demeure notre spécificité. Avec la mise en place du programme Sodea-Sogeta de location de terres, beaucoup d’étrangers ont investi au Maroc. Le Crédit Agricole accompagne à peu près 80% des investisseurs qui s’inscrivent dans le cadre de ce programme. Plusieurs nationalités sont représentées : beaucoup d’espagnols, quelques français, et même des américains. Il s’agit d’un vaste programme de concession de terres. Nous sommes très attentifs à bien accueillir ces investisseurs en leur offrant une gamme de services complète répondant pleinement à leurs besoins. Par ailleurs, dans le secteur industriel, où il existe énormément de joint-ventures nous sommes présents systématiquement. Une des premières préoccupations d’un investisseur étranger quand il s’installe dans un pays est de connaître l’acteur principal dans le domaine financier. Le Crédit Agricole apporte tout son expérience, son savoir-faire et son aptitude à l’entregent pour faciliter le lien entre le potentiel investisseur étranger dans le domaine agricole et les industriels marocains du secteur. Nous ne nous limitons pas au simple financement, nous allons bien au-delà. Nous assurons à tous ces investisseurs potentiels le lien nécessaire avec l’approvisionnement, problème auquel ils doivent faire face tant en quantité qu’en qualité et que nous pallions au niveau du Crédit Agricole en mettant notre expertise et notre savoir –faire à leur service.

Quelle est l’importance accordée par le Crédit Agricole à l’égard de son image et son positionnement à l’international ?

C’est très important pour nous et nous accordons effectivement, unegrande importance à notre visibilité. Nous avons la ferme volonté de faire en sorte que tout le monde sache que le Crédit Agricole du Maroc est LA banque de référence en matière de financement des secteurs agricole et agroalimentaire.

Quel dernier message donneriez-vous aux lecteurs français et francophones ?

Le Crédit Agricole du Maroc est une banque bénéficiant d’une grande expertise et une longue histoire qui est unique au Maroc. Notre institution est ouverte à tout le monde et à toutes les branches d’activités, notamment dans notre secteur spécifique qui est l’agriculture et l’agrobusiness. Nous sommes le financier, le conseiller, et l’accompagnateur de tout grand investissement étranger dans notre secteur de référence, l’agriculture.