Révolution énergétique

Révolution énergétique

Comme l’ensemble de l’économie marocaine, les secteurs de l’énergie et des mines sont l’objet d’ambitieux plans de modernisation et de développement. En ce qui concerne l’énergie, la priorité numéro un est de réduire la dépendance du Maroc : il importe plus de 93% de ses ressources alors que sa consommation, alimentée par la croissance économique, devrait selon les prévisions du ministère de l’Energie faire bondir sa facture énergétique de 180% d’ici à 2025 par rapport à 2008.

Le gouvernement ambitionne de réduire la dépendance énergétique à 85,44% en 2025 grâce au « développement des énergies renouvelables, au changement de la structure de l’énergie fossile avec l’introduction du gaz naturel liquéfié et l’intensification de la prospection pétrolière, ainsi qu’au renforcement de l’efficacité énergétique, » déclarait le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara, en octobre dernier.

En ce qui concerne les énergies renouvelables, « nous avons l’un des plus grands potentiels au monde en termes d’heures d’ensoleillement et dans l’éolien nous avons des couloirs aériens qui font facilement entre 9 à 10 mètres par seconde. C’est pourquoi nous prévoyons d’assurer environ 42% de nos besoins en électricité grâce aux renouvelables d’ici à 2020, dont 14 % solaire, 14 % éolien et 14 % hydroélectricité, » précise M. Amara. L’un des projets phares est la centrale solaire de Ouarzazate dont la première phase (160MW) doit être opérationnelle à partir d’août prochain.

« Nous avons aujourd’hui un mix qui est réaliste : la combinaison des sources traditionnelles (charbon et gaz) et des renouvelables est nécessaire pour assurer la meilleure sécurité d’approvisionnement du pays, » ajoute pour sa part Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM).

« Notre politique prévoit également de renforcer l’efficacité énergétique ainsi que l’intégration régionale avec l’Europe, avec laquelle nous sommes déjà connectés et les pays du sud. Enfin, le Maroc est engagé dans une campagne d’intense exploration pétrolière. Cette année, nous allons forer 27 puits. Il y a du pétrole tout autour de nous, donc pourquoi pas au Maroc. »