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1,8% de croissance en 2016 pour le Maroc selon la BAD (www.lematin.ma 24/05/2016)

La Banque africaine de développement (BAD) vient de livrer ses prévisions de croissance pour le Maroc en 2016. La BAD projette une augmentation de 1,8% du produit intérieur. Ces prévisions ont été révélées dans son nouveau rapport «Perspectives économiques en Afrique 2016», publiées le 23 mai à l’occasion des 51es Assemblées générales annuelles du groupe de la BAD qui se tiennent jusqu’au 27 mai à Lusaka, en Zambie. Les estimations de la BAD sont globalement en phase avec celles des principales institutions internationales. Rappelons que la Banque mondiale prévoit 1,7% de croissance pour le Maroc. Le Fonds monétaire international (FMI) table, lui, sur 2,3%.

Soulignons que le rapport de la BAD présente des notes pour les 54 pays du continent, tout en abordant le thème de cette année : les villes durables et la transformation structurelle. Selon les experts de l’institution financière africaine, le Maroc a continué en 2015 ses importants efforts de consolidation des équilibres macroéconomiques. Le déficit budgétaire s’est établi à 4,3% du PIB en raison, en particulier, de «la bonne performance» de l’économie (4,5% de croissance) et à la réduction des subventions. Les réserves de change ont augmenté pour se situer à environ sept mois d’importations à fin 2015 «grâce à la bonne performance» du secteur exportateur et la baisse des importations suite à la chute des cours du pétrole. «Ces performances traduisent aussi la politique volontariste du pays d’amélioration du climat des affaires afin de soutenir la transformation de son modèle économique», soulignent les responsables de la BAD. Selon eux, des mesures importantes ont été prises, notamment en matière juridique et fiscale ainsi que dans le domaine de la réglementation des changes. En outre, les investissements publics majeurs se poursuivent, avec le bouclage du financement de Nador-West-Med, le lancement de l’appel d’offres du port Kénitra Atlantique en janvier 2016 ou la poursuite du développement de la ligne TGV. «Ces actions portent leurs fruits, le secteur automobile étant devenu le premier poste d’exportation en 2015. Ces développements s’effectuent parallèlement à la recherche de nouveaux partenaires, le Maroc continuant de se positionner, en 2015, comme une plateforme d’accès aux marchés africains», est-il indiqué. Néanmoins, ajoute l’analyse, «les efforts doivent être poursuivis afin de rendre la croissance moins volatile, moins dépendante d’un secteur agricole peu intensif. En 2016, le faible niveau de pluviométrie devrait fortement affecter ce secteur, avec ses effets induits sur la croissance du PIB, projetée à 1,8%». Pour cette année, le déficit budgétaire s’améliorerait à -3,5%, celui du compte courant à -0,7%. S’agissant de 2017, l’institution table sur une augmentation du PIB de 3,5%.

La BAD met, en outre, en avant l’ambition du pays Maroc, de développer son modèle économique de manière durable. Cette approche est promue au sein de la stratégie nationale de développement durable, mais aussi grâce à l’adoption de nouvelles lois telles que celle sur l’eau. «Le Maroc, pays organisateur de la COP 22 en 2016, a été le deuxième pays africain à s’engager dans la réduction de ses émissions des gaz à effet de serre. Ces actions doivent néanmoins être mieux décentralisées notamment au niveau des villes. Les défis en termes de développement durable des zones urbaines demeurent nombreux en particulier avec l’expansion rapide des quartiers périphériques».

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